Devenir mère au foyer : comment ne pas culpabiliser ?

 

 

 

 

Il est difficile de ne pas culpabiliser lorsque l’on devient mère au foyer .Que ce soit par choix ou non, on se retrouve très vite confronté à tout un tas de critiques et d’opinions extérieures. Les mamans au foyer sont souvent vues comme des fainéantes qui préfèrent rester à la maison plutôt que d’aller travailler. Elles brideraient cette égalité homme/femme que l’on peine à obtenir, en préférant s’adonner aux tâches ménagères et laisser l’homme ramener l’argent à la maison. Des femmes qui n’ont plus de vie sociale. Qui n’ont aucune intelligence, aucune connaissance, ni formation.

Autant de préjugés et de discours dévalorisants que peuvent entendre ou lire les femmes au foyer. D’où ce fameux sentiment de culpabilisation que l’on peut ressentir parfois.

A-t-on fait le bon choix ? Ces gens-là ont-ils raison de me juger ainsi ? Il suffit de peu pour venir remettre en cause nos convictions et nos choix et se sentir inférieure à la moyenne.

 

C’est pourquoi j’écris cet article. Car à mes yeux, déculpabiliser est une façon de prendre soin de soi, de redorer notre estime de soi. Et il est toujours important de prendre de soin de l’humain qui se cache derrière la maman au foyer.

 

 

 


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Être mère au foyer : un moyen de faire régresser les droits de la femme ?

 

 

 

À une certaine époque, il était de coutume que les femmes demeuraient au domicile pour s’occuper des enfants et des tâches ménagères. Tandis que les maris s’occupaient de ramener l’argent à la maison. À cette époque, c’était le modèle social accepté de tous. Être une femme qui travaillait était plutôt mal vu.

Aujourd’hui, et ce, depuis des années, nous nous battons pour les droits de la femme, pour qu’elle soit l’égal de l’homme. Bien qu’il reste encore aujourd’hui des inégalités, être une femme active avec un emploi stable devient quelque chose de valorisant.

Il est bien là le problème.

La société actuelle fait qu’il est normal de travailler pour une femme. C’est la norme. Devenir mère au foyer, par choix ou non, nous fait faire un bon en arrière dans le temps. Nous sortons de la norme.

 

Et ça dérange.

 

Faire différemment des autres n’est pas toujours bien vu. Et c’est pourquoi on peut très vite culpabiliser en devenant maman au foyer. Parce que nous sommes vues comme des femmes qui ne travaillent pas. Qui laissent le mari s’occuper du salaire et qui se contentent de s’occuper du foyer et des enfants. C’est malheureusement encore cette image que nous avons de la mère au foyer, et ces préjugés nous collent à la peau malgré nous.

 

 

 

Être mère au foyer fait-il de moi une débile sans avenir ?

 

 

 

S’il y a bien un autre préjugé sur les mères au foyer, c’est bien celui-ci. Elles ne seraient que des illettrées, sans diplôme ni formation, sans ambition d’avenir… rien de très glorieux dans tout ça. Décider de ne pas travailler pour rester à la maison et s’occuper des enfants semble n’être qu’une solution de feignasse. Parfait pour les femmes qui n’auraient pas envie de travailler et qui préfèrent se tourner les pouces.

 

Chacun voit midi à sa porte.

 

Il est facile de juger sévèrement les personnes qui font différemment de nous. Nous pensons être meilleurs que tout le monde. Avoir le boulot le plus fastidieux du monde. S’occuper des enfants, c’est tellement plus simple à côté d’un rythme de travail salarié. Il est compliqué pour la plupart des personnes de voir plus loin que le bout de son nez et que, oui, être mère au foyer peut être tout aussi fastidieux. Cela demande du temps, de l’énergie, de la présence, de l’implication.

On ne peut pas facilement démissionner de son rôle de maman comme de démissionner de son CDI. Alors oui, les femmes qui travaillent ont aussi leur rôle de maman à assumer à côté. Ont-elles pour autant plus de mérite qu’une femme au foyer ? Pas forcément.

 

 

 

Là où il y a regard de l’autre, il y a culpabilisation.

 

 

 

Lorsque l’on culpabilise pour quelque chose, c’est en général parce que l’on sent que ne l’on fait pas ce qu’il « faudrait » faire. Et qui dicte ces choses « normales » à suivre ? La société. Les autres. Leur regard. Leur jugement.

Quand on rentre dans la norme, on n’a jamais pas trop de problème pour se faire accepter et faire accepter ses choix. Mais dès lors que l’on s’écarte de cette norme, les critiques commencent à tomber. Et il est difficile de ne pas plier face à ces critiques et d’assumer ses choix. Difficile de faire comprendre aux autres que le choix de devenir mère au foyer peut être un bon choix, puisqu’il s’agit de notre propre choix à nous. Si celui-ci est légitime à nos yeux, on ne devrait pas avoir à se poser plus de questions.

Mais le regard de l’autre est pesant. Tellement lourd que culpabiliser peut devenir plus fort que tout autre sentiment. Et il n’est pas évident de trouver le moyen de s’en éloigner et d’assumer pleinement le choix d’être maman au foyer.

 

 

 

Comment arrêter de culpabiliser et devenir une mère au foyer qui s’assume ?

 

 

 

Je n’ai qu’un mot à dire : liberté.

C’est un mot qui résonne tellement fort chez moi, dans tous les domaines de la vie.

Quand bien même la question d’être libre dans cette société serait discutable, nous avons toujours la possibilité de choisir d’être libres sur énormément de plans de la vie. La liberté de devenir maman. De vouloir rester à la maison pour voir grandir ses enfants. De vouloir prendre soin de son domicile. La liberté de choisir de s’épanouir à la maison, plutôt que dans un bureau et à dépendre du bon vouloir d’un employeur.

Bien sûr, tout le monde ne devient pas forcément mère au foyer par choix. Et certaines préféreraient revenir très vite à la vie de salarié. Et c’est très bien aussi. Comme je l’ai dit plus haut, chacun voit midi à sa porte.

Nous ne devrions pas avoir à culpabiliser d’une décision qui nous épanoui, d’autant plus si c’est pour le bien-être de ceux qui nous sont chers. La liberté est pour moi un paramètre important du bonheur. Être libre, c’est être heureux.

Et qui devrait culpabiliser de choisir d’être heureux ?

Personne.

Si tu es heureuse d’avoir fait le choix d’être mère au foyer, c’est parfait. Tu as abandonné tes études ou ton boulot pour prendre soin de tes enfants ? C’est un très beau choix. Si tu es devenue maman au foyer, plus par obligation que par choix, c’est que tu avais sans doute de très bonnes raisons aussi.

La vie n’est pas un point fixe. Personne ne devrait se définir par son travail ou par ses études, mais plutôt par la personne qu’elle est au fond d’elle. Par les choix qu’elle fait. Par sa personnalité. Et par le bien qu’elle fait à soi-même et aux personnes qui l’entourent.

La culpabilisation lorsque l’on est mère au foyer ne devrait pas avoir lieu d’être. Le regard des autres n’est qu’une façon de voir les choses. Et elle ne sera pas forcément la tienne. Et c’est très bien. Assume de sortir du moule et profites-en au maximum !

 

 


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1 commentaire

Freeman Giamichael · 12 avril 2018 à 21 h 39 min

encore merci pour pour l’article 😉

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